Union des radioclubs, radioamateurs et écouteurs

Pour un radioamateurisme authentique et moderne

Le 2,3 - 2,4 GHz en danger

L’an dernier nous avons été sollicités par l’ARCEP concernant une enquête sur le 2,3 GHz. L’URC a lancé un questionnaire nous avons reçu à ce jour 40 réponses. Doit on penser qu’il n’y a que 40 utilisateurs de cette bande ?

 

Nous avons répondu (Lettre ARCEP 24-06-2014) à cette enquête et malgré notre souhait et notre tentative pour faire une réponse unie et cohérente, le REF a fait bande à part avec la FNRASEC, inscrivant dans sa réponse (Lettre du REF) qu’ils utilisent cette bande pour le réseau HAMNET et que la FNRASEC s’en servira pour les réseaux d’urgence…Selon leur tableau (Tableau REF) on remarquera qu’ils utilisent des antennes avec 27 à 30 dBm sur une largeur de bande de 5 à 20 MHz. Que cette bande est utilisée avec des puissances de 120 watts pour le trafic avec la lune, ou terrestre longue distance…

Que fait on réellement sur cette bande ?

Enquête sur la bande 2,3 – 2,4 GHz (réponses)

  • Du trafic satellite, au dessus de 2,4 GHz, trafic non impacté pour le moment par le rapport
  • Trafic télévision (relais, ATV et DATV) avec des puissances de l’ordre de 10 watts sur une largeur de bande de l’ordre de 10 kHz maximum
  • Trafic ballon avec des puissances de l’ordre de 1 watt sur 10 kHz maximum

Dans l’état actuel du trafic sur cette bande nous cohabitons très bien avec l’utilisateur primaire qui est l’armée. Effectivement l’arrivée d’opérateurs professionnels peut faire craindre des risques de brouillages vis à vis de l’armée ou vis à vis des radioamateurs, tout dépend de la puissance qui sera autorisée et de la largeur de bande qui sera occupée.

Dans le mail envoyé le 5 mai 2015 par l’ARCEP :

L’Agence nationale des fréquences (ANFr) réalise actuellement des travaux sur la coexistence entre les stations de radioamateur et le service mobile. Des résultats préliminaires attestent cependant de la difficulté du partage dans cette bande. C’est cette raison qui a conduit l’Ofcom, au Royaume-Uni, à supprimer l’accès de certaines fréquences de la bande 2,3 GHz aux radioamateurs.

Dans ce contexte, les évolutions attendues de la bande 2,3 GHz sont susceptibles de conduire à limiter, pour tout ou partie, son utilisation par les radioamateurs. Je vous serais reconnaissante de bien vouloir commencer à sensibiliser vos membres, afin de les préparer au mieux à ces futures évolutions.

Il est évident, au vu du dossier rendu par le REF, que l’ANFr ne peut que conclure que l’utilisation des radioamateurs avec des puissances de 120 W sur des largeurs de bande pouvant aller jusque 20 MHz risque de perturber, les militaires en premier, et les futurs opérateurs téléphoniques qui ne seront jamais autorisés à utiliser de telles fréquences à cause du principe de précaution sur les rayonnements non essentiels… Les travaux de la CCE sur le sujet préconisent de limiter le gain des antennes et les largeurs de bandes à 5 MHz.

Que peut on faire pour conserver cette bande ?

Dans un premier temps répondre massivement au questionnaire, ce n’est pas pour 40 utilisateurs radioamateurs que nous pourrons peser dans une quelconque décision. Il est donc de votre responsabilité de radioamateur de vous mobiliser pour compléter cette enquête.

Fort du nombre de réponses des utilisateurs et des futurs utilisateurs de cette bande nous pourrons argumenter lors de la prochaine réunion :

  • Que nous utilisons cette bande en parfaite harmonie avec les autres utilisateurs primaires ou secondaire
  • Qu’il faut s’engager à ne pas utiliser de grosses puissances, d’antennes avec de gros gains et des largeurs de bandes démesurées, quitte à réglementer cette partie
  • Que les opérateurs professionnels qui utiliseront cette bande en statut partagé s’engagent de la même façon conformément aux recommandations de la CEPT (REC1405 et CEPTREP055)
  • Avoir une position unitaire de toutes les associations « républicaines » de radioamateurs.

Il est plus que temps que le REF prennent ses responsabilités et agisse en tant que « première association française ». Ce n’est pas le nombre des adhérents qui font que les dossiers évoluent mais l’argumentation et le sérieux des dossiers qui peuvent faire avancer les choses. Et si le REF ne fait rien, sachez que l’URC existe et fera, il est certain que plus nous serons nombreux à l’URC plus nous pourrons vous défendre, mais nous n’attendons pas cette éventualité pour le faire d’ores et déjà.

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